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DG de Crédit Agricole : Toujours là !

Après Michel Votron, remercié de Fortis (Trends.be), Georges Pauget, directeur général de Crédit Agricole SA depuis 2005, était annoncé comme la prochaine victime sur la liste des dirigeants de banques destitués. Mais, comme l’annonce le communiqué du groupe ce mardi, « le conseil d’administration a réitéré à l’unanimité sa pleine confiance au directeur général. »

Une décision qui va à l’encontre de la tendance des derniers jours où un départ était ouvertement évoqué. Les caisses régionales du Crédit Agricole, principales actionnaires de Casa avec 54,1 % du capital, reprochant notamment à Georges Pauget « d’avoir poussé les feux sur les activités de marchés, aujourd'hui au cœur des turbulences » (Le Monde). Les nombreux soutiens dont bénéficiait par ailleurs le DG lui auront donc suffit à sauver son poste.

Une restructuration toujours à l’ordre du jour

Georges Pauget a donc réussi là où Marc Litzer avait échoué. En effet l’ancien DG de Calyon, le bras armé du groupe en banque de financement et d’investissement, avait lui été poussé vers la sortie il y a deux mois seulement, suite à l’annonce de 795 millions d’euros de pertes au premier trimestre.

« Je ne vois pas comment on peut éviter un plan social. Ça commence avec les postes à l’étranger, mais les suppressions en France vont suivre », a commenté une source interne. Toutes les activités de banque d’investissement sont sévèrement touchées. Calyon repense sa stratégie en privilégiant les activités de financement au détriment des activités de marchés de capitaux. Patrick Valroff, successeur de Marc Litzer, devrait annoncer un plan détaillé des réorganisations en septembre. Un abandon de l’activité de produits dérivés, largement déficitaire en 2007, est pressenti.

Haro sur les bonus

Les modes de rémunération seront également révisés. « Calyon songe désormais à étaler dans le temps le versement des bonus et à les payer en actions plutôt qu’en cash », peut-on lire ce matin dans Les Échos. À l’allure où l’action dégringole (– 40 % depuis le 1er janvier), les banquiers ont du souci à se faire sur la consistance de leur bonus.

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