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Profils IT, les enfants gâtés de la finance

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camarade : " Les RH et soi disant managers (internes ou cabinets) ont exactement la même attitude que les "enfants gatés de l'IT" (mensonge, manipulation, tutoiement abusif, primes inaccessibles, approximation technique sur les postes, non rappel pendant 6 mois)"  Voir tous les commentaires »

Imaginez-vous à la recherche d’un emploi recevoir, en 24 h seulement, une trentaine d’appels d’employeurs vous faisant les yeux doux ? Les profils IT finance expérimentés, eux, savent bien l’effet que cela procure. Et n’hésitent pas en jouer, voire en abuser…

« Ils sont intenables, immatures pour ne pas dire insupportables, ils sont la plaie des recruteurs ! », s’énerve un consultant d’un cabinet de recrutement généraliste qui a souhaité rester anonyme. Des candidats injoignables, qui ne se rendent pas aux rendez-vous, qui font monter les enchères sans vergogne, qui ne se pointent pas le premier jour de leur contrat (phénomène décrit comme « le syndrome du lapin » par un autre recruteur en référence à l’expression « poser un lapin »)… La litanie des plaintes est longue.

« Le comportement de certains candidats semble parfois dicté par des considérations de court terme », confirme Cécile Foëx du cabinet Asset Technology, spécialisé dans le conseil et l’ingénierie logicielle sur les marchés financiers. Toutefois, depuis l’été dernier, la baisse du nombre d’appels d’offres a permis aux SSII d’être plus sélectives. Stop également à la flambée des prix et aux prétentions salariales excessives, surtout sur les postes purement techniques type maîtrise d’œuvre. Un juste retour de bâton ? Pas si sûr.

« Génération Playstation »

« Il est toujours aussi difficile de trouver de bons candidats, notamment en maîtrise d’ouvrage. Ces candidats sont en effet moins proactifs, donc moins "visibles" sur le marché. Toutefois, ils n’hésitent pas à mettre plusieurs offres en concurrence », constate Cécile Foëx.

Certains continuent de croire qu’ils sont « les rois du pétrole » au risque de se brûler les ailes. « Les candidats qui ne se comportent pas correctement sont black-listés. Le marché est petit !, prévient Jérôme Bonnard, PDG du cabinet de recrutement spécialisé RCBF Consulting, qui prodigue un conseil à cette « génération Playstation insouciante » : « Opter pour la meilleure offre, oui à condition d’assurer derrière car les banques et les SSII sont très exigeantes et ne vous feront pas de cadeau ! »

COMMENTAIRE(S)

camarade, Banque de Réseau,  jeu. 12 juin 08

Allez voir les retours d'expérience sur les SSII et cabinet de conseils sur hardware.fr et vous verrez pourquoi les "candidats " se dérobent. Les RH et soi disant managers (internes ou cabinets) ont exactement la même attitude que les "enfants gatés de l'IT" (mensonge, manipulation, tutoiement abusif, primes inaccessibles, approximation technique sur les postes, non rappel pendant 6 mois, et j'en passe et des meileurs...).

Et eux aussi sont blacklistés..... Et encore faudrait-il que les internes soient au niveau avant de pouvoir évaluer ce qu'ils demandent aux externes. Si des managers qui jouent aux grands se font avoir par des commerciaux de SSII (pardon "associés" et "managers") au détriment des gens qu'ils placent il faut bien qu'il y ait un retour de batôn un jour là aussi.

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O.Delabre [Cap Fi Technology], Consulting,  jeu. 12 juin 08

En réaction à ce commentaire acerbe sur les SSII, je confirme que tout n'est pas rose non plus du coté des recruteurs. Toutefois, la multitude des intervenants offre une solution pour ceux qui sont mécontents.


Il faut faire le ménage devant chez nous (je dirige une SSII en Finance) et il est vrai qu'il y a des abus. Les forums témoignent de ses abus, mais pensez-vous que les gens contents témoignent de leur bonheur sur ces forums? Pas certain.
Pour le plus grand bien de tous, il faudrait se respecter mutuellement.



Les SSII , les cabinets, et les banques ont besoin des candidats et inversement. Jusqu'ici, selon que l'offre dépasse la demande ou l'inverse, les uns se vengent des autres...Triste ritournelle.
"Je t'aime, moi non plus."


Soyons sages, et respectons nous pour le plus grand bien de tous.
Tant pis pour les moutons noirs qui ternissent l'image des différents acteurs. De toute façon, les multi-récidivistes sont connus et le monde est petit.


Mon conseil: pour ne pas "se faire avoir" comme vous l'indiquez, il faut analyser factuellement ce que vous voyez dans le processus.
Le respect des RV, de la ponctualité, de la cohérence du discours des recruteurs, etc

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ingénieuur infoormmatiicienn je suis ingénieur, Marchés de Capitaux,  ven. 13 juin 08

la "generation playstation" quel mépris ... quand on sait la dépendance des banques à l'IT .. et les "financiers" ne sont pas moins capricieux



enfin, s'ils font monter les enchères, ce sont les lois du marché , le libéralisme le vrai, étrange que les entreprises et les recruteurs n'acceptent plus les règles du jeu (surtout dans le domaine bancaire)
surtout après des années à avoir traiter les programmeurs comme des "ressource IT" c'est-à-dire des palettes de ciments , voilà venir le retour de baton


on ne pas tirer sur les coûts à l'infini


on vit une époque étrange, vraiment, continuons cette révolution libérale mais restons professionels

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JK, IT / systèmes d'information,  ven. 13 juin 08

Bouhouu, il manquerait plus qu'on pleure pour les SSII et les cabinets de recrutement. Comme quoi, ça fait bizarre d'être de l'autre côté de la barrière, n'est-ce pas ?

Ca s'appelle la loi de l'offre et de la demande, ou la concurrence ou le libéralisme sauvage... A chercher à tout pressuriser, externaliser, délocaliser, sous-traiter, il faudrait arrêter de s'étonner de ce qui se passe dans la tête des IT ...

Enfin, je pense que l'article décrit des cas extrêmes. Même s'il ne s'agit, finalement, que d'un juste retour des choses quand on voit le comportement de nombre de commerciaux qui se permettent de parler de respect, de loyauté et de morale...

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fox, Consulting,  ven. 13 juin 08

En effet il est absurde de voir les banques critiquaient le système de la loi de l'offre et de la demande quand elles sont pretes à faire des ponts d'or à certains comme les traders. Un trader sans système IT performant ne vaut pas grand chose alors il serait normal que les banques payent le "juste prix" pour ces systèmes.

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ex, Hedge Funds,  ven. 13 juin 08

bien sûr ! quand on pense que l'affaire JK a été rendu possible par un SI vieux de 15 ans, dont le remplacement n'a même pas *abouti* après des M€ de dépenses !!!



étrange que efinancial publie un article dithyrambique sur les juristes spécialisés en finance très chers car rares



naturellement, dans ce cas-là, il faut s'incliner devant le marché



pour les informaticiens elle ne s'appliquent plus :
comprenez, pas matures, trop bêtes .. .ah mince .. on en a besoin ...



le pb de fond est que le l'informatique est une activité rigoureuse qui consiste déposer un raisonnement logique par écrit. pour juste *répondre* au besoin , aucune approximation et aucun raccourci n'est possible à moyen terme. le code s'accumule et n'oublie rien



plus facile de pipeauter pour un commercial, trader, ou avocat, MOA, leur vie est plus rose car leur salaire *peut* (c'est important) reposer sur des malentendus



pas de sanction du compilateur ...



pourquoi la France ne sait pas valoriser les vrais postes d'ingénieur ou la rigueur et les responsabilités sont encore des *valeurs* aussi importantes que le *fric* et la *frime* ?


manque de pragmatisme ? nostalgie des années d'or du powerpoint pi

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JL Biache [Asset Technology], Consulting,  mer. 18 juin 08

Afin de compléter le commentaire de mon confrère dirigeant d’une SSII, j’ajouterai quelques précisions.
Les expressions « les enfants gâtés de la finance » et « génération playstation » ne sont pas très heureuses. Quiconque a approché notre secteur sait bien que les enfants gâtés de la finance ne sont pas les informaticiens…
De plus, dans un contexte d’offre et de demande, lorsque le curseur est déplacé en faveur des candidats, il est tout à fait légitime qu’ils en aient conscience.
En fait, il est tout à fait possible d’instaurer un rapport gagnant / gagnant. D’une part, les pratiques regrettables de certaines SSII doivent être dénoncées par les candidats, qui contribueront ainsi à moraliser la profession. D’autre part, les sociétés de service sérieuses ont tout à fait raison de ne pas oublier les critères de fiabilité dans leur sélection des candidats.
N’oublions pas que la phase de recrutement n’est que le préambule à une relation professionnelle entre une société et un collaborateur. Dans les quelques sociétés anciennes et reconnues du marché du conseil dans la finance, cette relation a vocation à s’inscrire dans la durée. Alors, autant partir sur des bases saines...

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itman, IT / systèmes d'information,  mer. 18 juin 08

Je ne trouve pas du tout que les profils IT sont les enfants gâtés de la finance !

Il me semble normal qu'ils soient payés plus que l'IT d'Afflelou p.ex., vu les contraintes très importantes des Salles de marchés.

Au contraire, nous sommes mal payés par rapport au "métier" (d'où la "rareté" des candidats). Si les salaires étaient plus adaptés il y aurait plus de candidats de "qualité".

J'ai passé pas mal d'années dans l'informatique pour la salle de marchés, et franchement les cas d'informaticiens qui ont le syndrome du lapin sont très rares (si ça arrive, la sanction est immédiate).

Au contraire, les SSII qui gonflent les CV, qui abandonnent les candidats dans le monde très exigeants des SDM sans formation sont nombreuses.

A mon avis la solution serait de changer la loi du travail pour que les banques puissent embaucher directement, sans peur.

Une fois en interne c'est mieux, mais bon, l'informatique reste toujours "un service" auxiliaire et traité comme tel.

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Zorro, IT / systèmes d'information,  jeu. 19 juin 08

Cet article est très mal  rédigé. Il faut différencier les vrais recrutement en interne des spécialistes de l'it/moa en salle de marchés, des recrutements effectués par les SSII.

N'importe qui appartenant vraiment au milieu fermé des IT internes des grandes BFI  savent très bien qu'en ce moment, on est très loin de recevoir 30 propositions en 24 H. La tendance est exactement inverse.

Ce sont les centaines de SSII qui se battent pour avoir un bout du budget des BFI qui ont créé cette bulle..

"génération playstation" pour les ingénieurs ? peut être..
"génération vendeur de viandes" chez les SSII ? c'est certain.. d'ailleurs le modèle économique de 95 % des SSII n'a aucun sens.. c'est du pur interim.. d'ailleurs ce n'est pas pour rien que les boîtes d'interim commence aussi à essayer de faire de la prestation informatique..

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Xkk, IT / systèmes d'information,  jeu. 19 juin 08

Les SSII ne devraient pas exister car elle n'apportent pas de valeur ajoutée ni aux informaticiens ni aux banques.

Il y a une limite descente à la marge qu'une SSII peut faire. Pour moi, c'est 15%. Plus c'est de l'esclavage. Les dirigeants de SSII qui ne sont pas d'accord n'ont qu'à convoquer leurs employés pour leur dévoiler la marge qu'ils font sur leurs dos. Le verdict ne tardera pas....

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