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C’est une pionnière. Elsa Berry figure parmi les rares femmes à avoir su imposer sa marque dans l’establishment banquier, qu’elle caractérise volontiers de « macho ». Son audace et son parcours exemplaire ont été salués par la Commission HEC au Féminin, qui lui a remis le Prix Trajectoires HEC au Féminin 2008 le 13 mai.
Managing director et directrice de BNP Paribas Corporate Finance North America depuis près de 20 ans, cette Américaine, Française d’adoption le temps de ses études, est en charge des activités de fusions et acquisitions et des marchés actions (equity capital markets) de la zone. Elle est également la seule femme à siéger au management comitee de la banque, qui compte 22 membres.
La recette de la réussite ? « Être obstinée, professionnelle, avoir la passion de ce que l’on fait, et ne pas se poser trop de questions », affirme sans détour cette New-Yorkaise. Créer en 1983 son propre cabinet de conseil en fusions et acquisitions, quatre ans seulement après l’obtention de son MBA d’HEC, s’est révélé être la meilleure méthode pour faire son trou et aussi « s’endurcir » ! Quand Elsa Berry vend sa boutique Vendôme & Company à BNP, la direction de la banque insiste pour nommer son mari, son principal associé, au poste de managing director de BANEXI Inc. (l’activité investment banking de BNP). Elle tient tête et obtient le poste.
Pour elle, les femmes ont une carte à jouer : « Leur sensibilité, leur sens de l’organisation et des priorités sont des atouts précieux. Elles sont aussi généralement plus flexibles et ont un ego plus maîtrisé que les hommes. » Si elle ne considère pas l’aménagement du temps comme un outil efficace de promotion des femmes dans la banque en raison des charges de travail incompressibles, elle se montre toutefois favorable à une politique volontariste du type discrimination positive.
Cette mère de deux enfants (elle ne s’est arrêtée que 10 jours après ses accouchements) a aussi trouvé le temps de consacrer son énergie au Lycée français de New York, dont elle préside le conseil d’administration. Transformer cette institution vieillotte en fleuron de l’éducation française lui a valu d’être distinguée de la décoration de Chevalier de l'Ordre national du Mérite en 2003. Ce n’est pas tout, Elsa Berry est aussi Conseiller du Commerce extérieur de la France, membre fondateur du bureau des Diplômés HEC à New York et participe à la vie du Club des Dirigeants. « Toutes ces expériences s’enrichissent les unes les autres. On peut tout avoir, c’est une question de volonté », assure cette banquière chevronnée.
(elle ne s’est arrêtée que 10 jours après ses accouchements) superbe exemple pour la société. Si vous voulez réussir dans l'entreprise, refusez les conditions offertes par la réglementation du travail .......
Ajoutez vos commentaires »"elle ne s’est arrêtée que 10 jours après ses accouchements": les enfants seront heureux d'apprendre que la maman a privilégié la gestion des affaires courantes, à leur premiers moments dans ce bas monde....
What a sensational woman....
10 jours, juste histoire de dire bonjour et au revoir à ses enfants tous juste nés. Les affaires reprennent et les biberons attenderont.
Ajoutez vos commentaires »Je vous trouve franchement dur avec elle ! Peut-être que des hommes qui commentent ???
Si les hommes s'arrêtaient pour garder leur enfant (et oui, eux ils sont à eux aussi les enfants), cela aiderait un peu plus la cause des femmes. D'ailleurs, c'est peut-être ce qu'elle a fait Elsa Berry.
Et puis, ce n'est pas la quantité mais la qualité qui compte. Si elle réussit à trouver des moments privilégiés avec ses enfants, où est le pb ?
Une femme qui réussit, ça irrite toujours...
Congrats...!!!!! Cependant, la déclaration "tout réussir" est assez usurpée...Que l'on soit père ou mère, passer que 10 jours avec les enfants après leur naissance démontre que la carrière est nettement privilègiée à la famille.....No judgement, just a fact...
Ajoutez vos commentaires »je suis heureuse de voir ses commentaires - effectivement même le congé légale de maternité (10 semaine) ne correspond pas à récupération après l'accouchement... et je ne parle pas encore du fait que l'allaitement maternelle devrai poursuivre jusqu'à l'age de 2 ans selon l''Organisation Mondiale de la Santé...mais si le 10 jours sont affichés comme exemple à suivre...hm.. je me pose des questions
Ajoutez vos commentaires »C'est beau! Comme quoi on peut tout réussir dans la vie!
Je me demande quelle est sa conception de l'échec...
Vous n'avez rien compris, finalement. C'est un site de travail dans le monde des finances, ne vous attardez pas sur des détails de choix de vie, mais dans l'accomplissement et la réussite d'une femme banquière dans le monde des affaires c'est tout, pas de jugement sur la mère ou l'épouse.(just a busy woman)
Tout le mérite vous revient madame, mes respects.
dur et pas dur, je crois que consacrer que 10 jours pour ses enfants est trop court et n'oublions pas pas qu'il faut aussi récupérer et surmonter la période d'après l'accouchement...je crois qu'il y'a un moment pour tout dans la vie, il ne faut pas arriver au sommet au détriment de sa santé et de son bonheur et responsabilité de mère
Ajoutez vos commentaires »A titre personnel, je ne sais pas si je préfererai être son enfant ou son collaborateur.
Je suis sûr qu'elle aurait pu dire : "tout ce qui ne tue pas, renforce !"
c'est la phrase de Nietzsche en exergue du film "Conan, le barbare !"
