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L’expertise chez les juristes et avocats se paye cher !

Bonus, intéressement, primes sur objectifs, convention collective avantageuse… la banque ne manque pas d’arguments pour attirer les candidats juristes. De même que les honoraires pratiqués par les cabinets d’avocats dans ce secteur continuent d’assurer un train de vie confortable aux lawyers. Loin de connaître la crise, certains profils bénéficient d’une véritable surenchère sur leur salaire, selon une étude de Hays Juridique.

Chez les juristes en banques, droit fiscal (TVA, rémunérations, expatriés…) et droit bancaire et financier (marchés financiers, droit boursier, asset management…) sont les spécialités les plus recherchées actuellement sur le marché, devant le droit des affaires et la spécialité M&A. C’est tout particulièrement le cas des profils dotés de 4 à 6 ans d’expérience. Par exemple, le salaire fixe d’un juriste en droit fiscal avec ce niveau de séniorité est de 57 k€ en moyenne et de 90 k€ s’il occupe un poste de manager. Du côté des spécialistes en droit bancaire et financier, le fixe se situe en moyenne à 53 k€ et 80 k€ s’il est responsable d’une équipe. Dans tous les cas, ces derniers peuvent voir leur partie variable s’échelonner entre 15 et 40 % de leur fixe, selon Hays.

« Sur certaines expertises, à la fois rares et très demandées (produits dérivés, OPCVM, hedge funds…), les candidats font jouer la concurrence et les banques n’hésitent pas à faire monter les enchères, surtout depuis cette dernière année. En un an, les salaires ont pris en moyenne 10-15 %. Et cette tendance ne semble pas s’essouffler », constate Aude Goufrani, manager Hays Juridique, qui réalise 40 % de ses missions dans le secteur bancaire.

Les cabinets anglo-saxons très actifs

Même constat du côté des cabinets d’avocats, tout aussi demandeurs de profils pointus et expérimentés, et plus rémunérateurs que les banques (environ + 10-15 % en matière de salaire fixe). Chez ces acteurs, les niveaux de rémunération sont en hausse de 10 à 20 % sur un an, selon Hays.

Les grands cabinets anglo-saxons, surtout britanniques, continuent de donner le La dans le secteur bancaire. Les observateurs constatent souvent un écart de rémunération avec les cabinets français d’environ 15 % sur les bénéfices non commerciaux (BNC). Même si ce secteur se prête mal aux généralités, il apparaît que les Anglo-Saxons sont aussi souvent plus coutumiers des bonus et autres avantages (l’équivalent, en moyenne, de 2 à 6 mois de rétrocessions d’honoraires) que les cabinets français. Pour décrocher un poste dans ces grands cabinets, l’anglais, voire une seconde langue, est devenu un minimum requis. Pour les plus juniors, un double cursus, un LLM (Master of Laws) ou, mieux encore, une inscription au barreau de Londres ou de New York sont aujourd’hui très appréciés.

COMMENTAIRE(S)

JURISTE, étudiant,  mer. 04 juin 08

Je suis juriste junior spécialisée en fiscalité mais  néanmoins les offres sont rares; les recruteurs exigent constamment une expérience de 4-5 ans. Comment prétendre un jour à acquérir une telle expérience tandis qu'il y a d'emblée un barrage à l'entrée?

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