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La crise a traversé l’Atlantique. Franchira-t-elle la Manche ?

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Adjihou : on voit bien que le gouvernement met en place de façon progressive un plan de rigueur qui ne dit pas son nom et qui influe fortement sur la consommation des ménages.  Voir tous les commentaires »

La recapitalisation record en Europe lancée par RBS et le plan de sauvetage de la Banque d'Angleterre de 50 milliards de livres sterling visant à fluidifier le marché du refinancement interbancaire britannique sont les dernières preuves, s’il en était besoin, qu’après Wall Street, La City est, à son tour, durement frappée par la crise financière. À quand le tour des banques françaises ?

4 000 jobs devraient être supprimés chez Merrill Lynch en 2008, dont environ 400 à Londres. UBS devrait se séparer de 900 personnes à Londres cette année. Le nouveau patron de Citigroup Vikram Pandit a déclaré son intention de couper dans les effectifs, soit 9 000 dans le monde dont 2 000 dans la City. Et la liste n’est pas exhaustive. La France, elle, semble miraculeusement s’en sortir au vue de ce qui se passe non seulement en Angleterre, mais aussi en Allemagne et en Suisse. La finance parisienne sera-t-elle épargnée par l’effet de dominos ?

Pour l’heure, les banques françaises ne communiquent que sur les embauches, dopées par les départs massifs à la retraite en banque de détail. « Les volumes de recrutement se stabilisent mais ils restent très importants, sur la même tendance que les années précédentes, a indiqué Frédéric Vaquié, directeur du recrutement à la Société Générale, dans Les Échos ce matin. Ni la crise financière ni l'affaire de la fraude n'ont d'impact sur notre recrutement. Ou de façon marginale. » SG table ainsi sur 6 000 embauches cette année, 4 000 chez BNP Paribas, 7 000 au Crédit Agricole SA (contre 8 000 en 2007).

Des licenciements par « petites touches »

« Il faut arrêter de croire que le nuage de Tchernobyl s’est arrêté aux frontières françaises !, ironise Marc Lamy, PDG du cabinet de chasseurs de têtes Boyden à Paris et professeur associé en 3e cycle (Master 203) à l’université Paris-Dauphine. Certes, ce n’est pas la crise de 29, mais les banques doivent tout de même avaler quelque chose comme 600 à 700 milliards de dollars de pertes, ce qui leur prendra probablement 2 à 3 ans. »

Les acteurs du recrutement à Paris se montrent « raisonnablement prudents ». Réduction des embauches en BFI, baisse d’environ 20 à 50 % des derniers bonus, frilosité des candidats sont les principaux signes d’un marché qui marche au ralenti. « Il n’y a pas eu d’arrêt brutal du recrutement. Par contre, la part des créations pures de postes a fondu : on est passé d’une embauche sur deux, avant l’été dernier, à une sur quatre aujourd’hui », témoigne Thierry Mageux, directeur régional de Robert Half Banque & Assurance. Quant aux suppressions d’emplois, aucun plan massif n’est dans les tuyaux, mais des licenciements par « petites touches » ont bien eu lieu, selon lui. « Cela concerne peut-être au total une centaine de personnes sur le marché, majoritairement des professionnels intervenant sur la filière crédit (surtout dérivés de crédit, titrisation, LBO), précise-t-il. Et ces derniers ont réussi pour la plupart à négocier leur départ. »

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Hubert, Information financière,  mar. 22 avr. 08

Même aux States, on veut nous faire croire que tout va bien. John Mack, le PDG de Morgan Stanley a dit qu'il y en avait encore pour « deux trimestres ». Jamie Dimon le boss de JP Morgan a affirmé qu'on était « à 80 % ou 85 % de la crise ».  Last but not least : Lloyd Blankfein, patron de Goldman Sachs se voit plus « plus près de la fin que du début. » Imaginez alors ce que les banques françaises peuvent se permettre de dire…

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ADJIHOU,  jeu. 08 mai 08

La France est plus résevée quant au pronostic sur cette crise des subprimes. De toute façon la position de Monsieur Dominique Strauss Kahn Président du FMI est claire et sans ambiguÏté: "Nous avons peur qu'il y ait encore des pertes cachées qui risquent de surgir". Moi, je pense que la France essaie de masquer la crise par les départs à la retraite non remplacés.
Quand on fait une analyse objective de la crise, on voit bien que le gouvernement met en place de façon progressive un plan de rigueur qui ne dit pas son nom et qui influe fortement sur la consommation des ménages.

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