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Dérivés actions : des bonus différents d’une place à l’autre

Votre rémunération variable dépend non seulement de la place financière sur laquelle vous êtes basée mais aussi des marchés que vous couvrez…

Les salaires et les bonus des banquiers de La City ont fondu cette année en moyenne de 40 %, d’après l’étude 2008 sur les salaires et les bonus réalisée par le cabinet londonien Napier Scott auprès de 3 000 traders dans le monde. Toutefois, tout le monde ne sort pas perdant du credit crunch. « Malgré ces réductions significatives, les bonus peuvent dépasser le million de livres, notamment dans la vente de dérivés actions, indique Shaun Springer, président de Napier Scott. Les bonus ont, dans certains cas, augmenté de 30 % et les dérivés actions sont le secteur qui enregistre la plus forte augmentation salariale avec une hausse moyenne de 14 %. »

Si, dans ce secteur, les salaires fixes proposés par les banques françaises sont équivalents à ceux de La City, les bonus sont inférieurs de 25-30 % de ce côté-ci de la Manche, selon le cabinet Kennedy Associates. Mais la différence ne s’arrête pas là. À La City, en fonction des pays où sont basés les clients des traders, sales et structureurs en dérivés actions, des écarts se font sentir. Ainsi, le package d’un directeur (5 à 8 ans d’expérience) peut atteindre 540 000 livres (700 000 €) quand il couvre le marché britannique contre 490 000 livres (630 000 €) pour un professionnel travaillant pour des clients basés à Paris.

French Touch

Selon l’Observatoire des métiers de la banque, 60 à 70 % des effectifs dérivés actions des grandes banques d’investissement françaises sont basés hors de France. La forte attractivité de la plate-forme londonienne est particulièrement prononcée dans ce secteur. Parallèlement, « les banques anglo-saxonnes s’arrachent les salariés des banques françaises et importent la French Touch. À Londres, on parle souvent français dans les départements dérivés actions, fait remarquer Olivier Godechot, chercheur au CNRS et auteur de Working rich : Salaires, bonus et appropriation du profit dans l’industrie financière (La Découverte). Pour attirer le savoir-faire français, les banques sont prêtes à mettre le prix. Le variable, dans les dérivés actions, peut représenter « jusqu'à 10 fois le fixe ».

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