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Très à la mode il y a deux ans, le secteur M&A à son tour marque le pas. L’impact sur les embauches est bien réel.
Sur les trois premiers mois de l’année, les opérations de M&A se sont élevées à 661 milliards de dollars, soit une chute de 30 % par rapport au premier trimestre 2007, relève la dernière étude de Thomson Financial. La France enregistre son plus mauvais score depuis cinq ans. Principale victime de la crise des marchés du crédit, le segment des LBO a été particulièrement sinistré, accusant un recul global de 77 % sur un an, son plus bas niveau depuis quatre ans.
« Si les fonds d’investissement font face à de nouveaux défis au niveau notamment de la mise en place de financements bancaires, il convient cependant de signaler que ces mêmes fonds ont levé en 2007 des sommes records auprès d’investisseurs. Cela signifie qu’il existe des liquidités importantes et que les fonds devraient continuer à réaliser des acquisitions, mais peut-être avec des effets de levier moins importants et des prix plus bas », nuance Hervé Demoy, associé au sein du département Transactions du pôle conseil de PricewaterhouseCoopers spécialisé dans le secteur financier.
Équipes complètes
Signe des temps : « Les missions de recrutement en M&A et LBO ont cédé la place à des mandats dans la compliance et le contrôle des risques », fait remarquer Denis Marcadet, président de Vendôme & Associés. « Nous n’avons en ce moment aucune mission en fusions-acquisitions », reconnaît pour sa part Claire Antoine-Rousseau, directrice du cabinet de recrutement Clare Management.
Pour autant, la crise n’est pas la seule responsable. « En 2007, des recrutements de profils avec 3 à 4 ans d’expérience ont eu lieu, notamment pour rattraper les embauches qui n’avaient pas été faites en 2002-2003. Si bien qu’aujourd’hui, les équipes sont complètes… », conclut Denis Marcadet.
